Dessine moi un entrepreneur

J’ai décidé d’apporter mes expériences et compétences en création, reprise, restructuration et développement de l’entreprise. Je me présente j’ai piloté un projet de start-up, créer une entreprise, et repris une entreprise. En même temps que ces aventures je me suis formé et possède un Master 2 “Entrepreneuriat et Management de projet”. J’ai décidé de faire ce blog parce que je suis passionné par la création ou la reprise d’entreprise… Je vais en plus de mes articles faire un recueil d’article existant déjà…

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dimanche 27 juin 2010

LOGICIEL GRATUIT - Montpellier Business Plan

MBP classic


Utilisé avec conscience et rigueur, le Montpellier Business Plan classic (MBP classic) permet de découvrir les points faibles et les points forts d’un projet, et de minimiser ainsi les erreurs que risquent de commettre les créateurs d’entreprises par ignorance ou manque de temps. Les spécificités des entreprises innovantes sont particulièrement prises en compte (programmes R & D, etc.).

OBJECTIFS

Conçu pour être utilisé à la fois par des entrepreneurs néophytes ou confirmés, le Montpellier Business Plan classic a pour objectifs :

  • la réalisation du plan d’affaires : aide à la rédaction et simulation financière,
  • la gestion de l’entreprise une fois créée : tableaux de bord détaillés, outils complémentaires.

vendredi 25 juin 2010

Business plan : les 60 questions à se poser pour l’élaborer - L’entreprise.com

Christophe Bernard (associé, directeur national du développement), Olivier Pointcheval (directeur adjoint, direction nationale du développement ), Nicolas Beaudouin (directeur Bassin parisien) et Claire Fleury  | LEntreprise.com | Mis en ligne le 30/11/2009

    Vous pouvez élaborer votre business plan en ligne Présentez votre projet sur 3 ou 5 ans
    Pilotez votre activité mensuellement
    Testez vos hypothèses de développement
    Accédez aux coordonnées de plus de 300 investisseurs
    Obtenez votre dossier en pdf professionnel pour présenter à votre banquier

    >>> Pour en savoir plus

    150 modèles de business plan à télécharger

    Comment monter son business-plan

    Business plan : tout ce qu’il doit contenir

    Business plan : comment évaluer l’opportunité de votre projet ?

    Dix conseils simples pour monter votre business plan

    Le B.A.-BA pour réussir un business plan

    Pour créer votre activité, vous allez avoir besoin d’argent. Pour en trouver, il vous faudra convaincre votre banquier ou des investisseurs en leur présentant un business plan crédible. Non une simple compilation de chiffres, mais le résumé de votre réflexion qui atteste de votre préparation et de votre capacité à relever le défi. Pour l’établir, pose–vous les bonnes questions. Définissez le marché sur lequel vous allez intervenir. Analysez votre offre, appréciez votre environnement concurrentiel, déterminez les ressources dont vous aurez besoin pour atteindre vos objectifs. Notre check-list établie avec l’aide des experts de KPMG vous aide à évaluer votre projet.

    CONNAITRE SON MARCHE

    1. Quelle est la taille de votre marché ? Est-il local, national, mondial ?

    2. Combien de clients pouvez-vous espérer ?

    3. Sur ce marché, y a-t-il pénurie ou excès d’offre ?

    4. De nouveaux acteurs peuvent-ils apparaître à brève échéance ?

    5. Votre activité est-elle B to B (business to business) - sous-traitance, en relation avec la grande distribution - ou B to C (business to consumer) - en relation directe avec le consommateur final ?

    6. Votre offre est-elle en phase avec les attentes du marché ?

    7. Quels sont les critères d’achat de vos clients ? Sont-ils loyaux et captifs ?

    8. Quels sont les bénéfices clients de votre produit ou service ?

    9. Etes-vous en concurrence, frontale ou partielle, avec une offre existante ?

    10. Pouvez-vous facilement vous différencier et trouver une position de « niche » ?

    11. Combien d’années d’expérience du secteur faut-il pour être crédible auprès de vos clients ?

    12. Qui sont vos concurrents ?

    13. Votre savoir-faire vous donne- t-il un réel avantage ?

    14. Où se crée la valeur ajoutée dans la filière ?

    15. Quel est le poids des différents acteurs (clients, fournisseurs, sous-traitants, autorités réglementaires…) ?

    16. Comment évoluent les prix ?

    17. Les changements réglementaires et les normes risquent-ils de rendre plus complexes et plus coûteux le démarrage et l’exercice de votre activité ?

    18. Qui sont vos fournisseurs ? Sont-ils nombreux ? Concentrés ?

    19. Est-il facile d’en changer ?

    20. Auront-ils un pouvoir d’influence sur la qualité et le coût de votre offre ?

    Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante ?

    > Feu vert pour l’étape suivante :
    Votre savoir-faire, l’originalité de votre offre, son adéquation avec les attentes (nouvelles) des clients doivent vous permettre de vite vous imposer à l’échelon local, voire national. Même si vous ne maîtrisez pas tous les paramètres, lancez-vous !

    > Feu rouge pour l’étape suivante :
    Enthousiasmé par la réussite de certains, vous voulez les imiter. Aller sur un marché très concurrentiel, où l’offre est pléthorique et les prix tirés à la baisse, est une mauvaise idée. Vous aurez beaucoup à perdre et peu à gagner.

    AVOIR LE PROFIL ADAPTE ET LE SOUTIEN DE SES PROCHES

    21. Avez-vous déjà dirigé une entreprise ou un centre de profit ?

    22. Etes-vous formé au management ?

    23. Votre environnement familial peut-il faciliter la réalisation de votre projet ? Avez-vous le soutien de votre conjoint ?

    24. Combien de contacts « activables » contient votre carnet d’adresses professionnel et personnel ?

    25. Connaissez-vous une personne avec qui vous pouvez faire régulièrement le point sur l’avancement de votre projet ?

    26. Avez-vous rencontré une association de créateurs et d’accompagnement ?

    27. Etes-vous prêt à faire des sacrifices financiers par rapport à votre rémunération actuelle ?

    28. Quels seront vos besoins financiers dans les prochaines années (emprunts, scolarité des enfants…) ?

    Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante ?

    > Feu vert pour l’étape suivante :
    Vous avez suivi des formations à la création d’entreprise. Vous savez décider vite, choisir un cap et vous y tenir. Vous êtes prêt à travailler (beaucoup) plus et à gagner moins (dans un premier temps tout au moins ). Vous disposez d’une source de revenus complémentaires pour faire vivre votre famille (salaire du conjoint, revenus du patrimoine), lancez-vous !

    > Feu rouge pour l’étape suivanteLes problèmes de fin de mois difficile vous angoissent, vous n’avez jamais dirigé d’équipe. Vous voulez des week-ends et partir en vacances. Restez salarié ! Pour devenir patron, il faut savoir prendre des risques.

    FORMER UNE EQUIPE

    29. Pouvez-vous vous appuyer sur une équipe « soudée », complémentaire, expérimentée ?

    30. Les compétences clés pour la réussite de votre projet y sont-elles représentées ?

    31. A défaut, pouvez-vous compter sur des partenaires extérieurs ?

    32. Vos objectifs sont-ils compris et partagés par tous ?

    33. Avez-vous prévu et organisé la fidélisation de vos « hommes clés » ?

    Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante ?

    > > Feu vert pour l’étape suivante :
    Vous avez une équipe motivée, compétente, prête à tenter l’aventure, un entourage qui accepte les risques (y compris financiers). Avec les savoir-faire (techniciens, commerciaux, gestionnaires) indispensables au démarrage du projet. Ce collectif crédibilise votre projet. Lancez-vous !

    Feu orange pour l’étape suivante :
    Vous êtes seul avec votre idée. Vous n’avez pas encore trouvé les compétences complémentaires dont vous aurez besoin. Prudence. Si votre projet ne suscite pas l’adhésion de vos proches, c’est peut-être qu’il n’est pas encore mûr.

    BLINDER SA STRATEGIE MARKETING ET COMMERCIALE

    34. Savez-vous à quels types de clients vous allez vous adresser ?

    35. Votre marché est-il segmenté ?

    36. Avez-vous défini des cibles prioritaires ?

    37. Ferez-vous face à un réseau de prescripteurs actifs ?

    38. Quels sont les moyens commerciaux à mettre en oeuvre pour atteindre votre objectif de chiffre d’affaires ?

    39. Votre processus de commercialisation est-il défini ?

    40. Comment allez-vous organiser votre force de vente ?

    41. Avez-vous prévu un système de prévision et de reporting ?

    42. Vous faut-il une fonction marketing ?

    43. Avez-vous chiffré votre budget de communication ?

    44. De quels outils de communication disposez-vous ?

    Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante ?

    > Feu vert pour l’étape suivante :
    Vous connaissez le profil de vos clients. Vous avez défini le nombre de commerciaux dont vous aurez besoin, leur statut, chiffré votre budget de communication, défini les cibles, les moyens à mettre en oeuvre. Vous avez compris que vendre est le concept clé dont dépend la réussite de votre entreprise. Lancez-vous !

    > Feu rouge pour l’étape suivante :
    Vous êtes un brillant technicien, un génie de l’informatique ou des biotechnologies. Mais vous n’avez pas la moindre idée de la façon dont vous allez commercialiser votre produit ni même s’il est vendable. Renoncez ou trouvez un associé qui saura mettre sur les rails votre réussite.

    PPROTEGER SON SAVOIR-FAIRE ET PRODUITE

    45. Votre savoir-faire technologique peut-il faire l’objet d’une protection juridique ?

    46. Votre solution peut-elle s’imposer comme un standard dans le secteur ?

    47. Allez-vous devoir convaincre d’autres acteurs technologiques ?

    48. Votre innovation risque-t-elle d’être rapidement dépassée ?

    49. Avez-vous chiffré vos besoins de recherche-développement ?

    50. Votre outil de production de départ sera-t-il suffisamment « calibré » ?

    51. Savez-vous arbitrer entre production interne et sous-traitance ?

    Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante ?

    > Feu vert pour l’étape suivante : Vous avez déposé des brevets pour protéger votre invention. Votre capacité à innover et à trouver des partenaires technologiques renforce la dimension opérationnelle de votre projet. Lancez–vous !

    > Feu rouge pour l’étape suivante : Votre invention peut être facilement copiée, améliorée. Laissez tomber ! Vous ne pourrez jamais convaincre un banquier de vous suivre sur ce terrain miné.

    TROUVER DES FINANCEMENTS

    52. Quel est votre besoin financier global ?
    53. Avec quelle répartition entre capitaux propres et endettement ?

    54. Votre business est-il générateur ou consommateur de cash ?

    55. Quels seront vos besoins de trésorerie en première année d’activité ?

    56. Quel sera le délai d’encaissement des clients ? Pourrez-vous obtenir des fournisseurs des délais de paiement ?

    57. Au bout de combien de mois vos flux de trésorerie seront-ils, de manière récurrente, positifs ?

    58. Quel est le montant prévisionnel de votre besoin de financement cumulé avant d’atteindre le point mort en trésorerie ?

    59. Quand pensez-vous atteindre le seuil de rentabilité ?

    60. La rentabilité dégagée à l’horizon de trois à cinq ans est-elle suffisante ?

    Etes-vous prêt à passer à l’étape suivante ?

    > Feu vert pour l’étape suivante :
    Votre business nécessite peu d’investissement de départ et sera immédiatement générateur de cash avec du chiffre d’affaires récurrent. Vous avez les fonds propres pour votre capital et votre compte courant. Vous trouverez des financements complémentaires une fois votre activité lancée. Lancez-vous !

    > Feu rouge pour l’étape suivanteVous prévoyez le premier euro de recettes à échéance de plusieurs mois, vous n’avez pas assez de fonds propres pour créer la société et financer vos besoins de trésorerie jusque-là. Vous aurez du mal à trouver l’argent qui vous fait défaut. Pensez-y !

    FAITES LE POINT SUR VOS MOTIVATIONS

    Vous voulez être votre propre patron… Avant de faire le grand saut, faites le point. D’abord sur vos motivations. On crée sa boîte pour gagner plus, pour assouvir une passion en en faisant son métier, pour défendre un idéal ou obtenir de la reconnaissance sociale. Mais aucun projet n’est jamais à 100 % passionnel, sociétal ou financier.
    Envisagez l’avenir. Décrivez votre projet à échéance d’un an, de trois ans, à plus long terme pour fixer votre cap. Puis revenez à cette feuille de route régulièrement pour vérifier que les bonnes options ont été prises et respectées, au besoin pour corriger la route. Mesurez avec précision les risques que vous allez prendre.
    « Combien de temps vais-je attendre avant de me verser mon premier salaire ? Puis-je me permettre de ne pas être payé pendant trois mois, six mois ? Quel investissement en fonds propres suis–je prêt à engager sur mes biens personnels ou familiaux ? » A vous de tracer la ligne blanche qu’il ne faudra pas franchir. Trop de porteurs de projet, faute d’avoir su s’arrêter au bon moment, sont ensuite incapables de rebondir.

    ” La seule façon de réussir, c’est de trouver une niche “

    En 1997, DESS d’ingénierie financière en poche, Yariv Abehsera entre dans une banque d’affaires parisienne. Un an plus tard, il a déjà l’impression de tourner en rond et quitte l’entreprise. « L’ambiance était trop feutrée. » Un temps associé dans un tour-opérateur, il décide en 1999 de prendre le large seul, pour fonder Travelfactory. Son idée : proposer sous la marque Golden Voyage des séjours et des week-ends organisés spécialement pour les étudiants. Le capital de 8 000 euros de la SARL est réuni grâce à la vente de ses parts dans son ancienne société. Foisonnant de projets, Yariv Abehsera multiplie les expériences. « On a un paquebot qui avance, autant le charger. »

    Travelfactory et de Golden Events

    Yariv Abehsera (37 ans), créateur de Travelfactory et de Golden Events
    Activité : tour-opérateur et agence de marketing opérationnel
    Date de création : 1999
    Statut : SARL
    Effectifs : 28 salariés à temps plein, 60 saisonniers

    En 2002, il crée Golden Events, une agence de marketing opérationnel spécialisée sur la cible étudiante. Trois ans plus tard, il lance le portail internet Travelski. En 2006, son groupe a réalisé 13 millions d’euros de chiffre d’affaires. Pour continuer sur sa lancée, Yariv Abehsera envisage de s’ouvrir aux financements extérieurs.

    ” Une philosophie de vie peut se manifester dans l’entreprise “

    Inki

    Jean-Yves Louarn (53 ans), président d’Inki
    Activité : réseau de magasins franchisés spécialisés dans le recyclage des cartouches d’encre.
    Date de création : 2004
    Statut : SAS
    Effectifs : 7 salariés

    Consultant pour de grands réseaux bancaires, Jean-Yves Louarn décide à l’approche de la cinquantaine de changer de cap. « Faire du conseil, c’est intéressant, mais on voit rarement le résultat… » En naviguant sur le Net, il trouve la bonne idée, celle qui lui permettra de concilier ses aspirations personnelles et son envie de devenir entrepreneur. Son ambition : ouvrir des magasins permettant de récupérer les cartouches d’encre d’imprimante usagées et de les recycler ou de les recharger. « Des magasins de ce type existaient déjà dans d’autres pays européens. Il suffisait d’adapter le concept à la France. » Ailleurs, le succès du modèle repose sur les économies réalisées par les clients - les cartouches rechargées coûtent 40 à 60 % moins cher qu’une cartouche neuve - et sur la bonne conscience écologiste qu’elles procurent.

    « La France était à la traîne, j’ai décidé d’en profiter », confie Jean-Yves Louarn, qui mène une étude de marché durant deux ans, puis fonde avec son associé, Marc Laiolo, Inki, une SAS au capital de 200 000 euros. Dans la foulée, les deux entrepreneurs développent un réseau de franchises baptisé Cub’Ink. Le premier magasin, ouvert à Tours en janvier 2005, a généré un chiffre d’affaires de 185 000 euros. Depuis, sept autres commerces ont levé le rideau. En 2007, Cub’Ink s’est fixé comme objectif d’être plus offensif sur le marché des entreprises.

    ” Le retour sur investissement est immédiat et personnel “

    Wine & Cooking ProMotion (WCPM)

    Pierre-Benoît Perard (34 ans), Thierry Welschinger (42 ans) et Jérémy Cukierman (32 ans), cogérants
    Activité : caviste
    Date de création : 2006
    Statut : SARL
    Effectifs : 3 associés

    A priori, rien ne les prédestinait à ouvrir une cave à vins. Pourtant, après avoir travaillé tous les trois dans les médias et la publicité, ils ont tout lâché pour assouvir leur passion. Les heures passées à déguster les productions de petits vignerons leur ont donné envie de partager leurs connaissances accumulées au fil des caves. Et de simplifier le choix des consommateurs. Grâce à leurs économies et à leurs indemnités de chômage, ils créent en janvier 2006 WCPM, une SARL au capital de 10 200 euros. Six mois plus tard, les trois jeunes associés ouvrent une boutique rue Bridaine, dans le XVIIe arrondissement de Paris, sous l’enseigne Mes accords mets-vins. Les crus y sont présentés non pas par appellation ou zone de production, comme c’est habituellement le cas dans ce genre de commerce, mais en fonction des plats qu’ils peuvent accompagner : apéritifs, vins de viande - rouge, blanche -, vins de légumes, de poisson, de fromage, de dessert…

    Parallèlement, grâce à leur carnet d’adresses et à un bouche-à-oreille efficace, ils développent une activité de conseil pour les organisateurs d’événements et les ventes privées. Leur première année d’exercice devrait se conclure par un chiffre d’affaires de 350 000 euros. Un succès qu’ils attribuent au capital de sympathie et de confiance que leur passion fait naître chez les clients.

    lundi 21 juin 2010

    L’ENQUETE PRELIMINAIRE A L’ETUDE DE MARCHÉ

    L’activité ‘ étude de marché ’ vise à recueillir de manière systématique des informations sur un marché donné en vue d’aider à la prise de décision concernant les activité actuelles ou futures de l’entreprise – quelques questions méritent d’être posées :

    · L’entreprise doit – elle se lancer sur ce marché ?

    · S’intéresser d’avantage à tel marché ?

    · Met-elle sur ce marché le produit particulier qui lui convient ?

    · Vend-elle son produit à prix concurrentiel ?

    · A- t-elle choisi le distributeur le plus efficace ?

    L’étude de marché doit mettre à la disposition de l’entreprise les informations permettant à celle – ci de définir une stratégie pour attaquer un marché ou pour consolider sa position sur ce marché.

    Dans la mesure où la décision stratégique a généralement une portée à long terme et engage des ressources importantes, il est nécessaire de disposer d’informations fiables. Aussi avant de ce lancer dans une étude de marché fort coûteuse, est-il opportun d’effectuer un enquête préliminaire.

    L’ENQUETE PRELIMINAIRE :

    Elle a toujours intérêt à être effectuée par quelqu’un d’extérieur à l’entreprise pour sauvegarder la sincérité des personnes interrogées qui risqueraient d’être influencées par leur état de subordination si elles avaient a faire à des supérieurs hiérarchiques issus de l’entreprise.

    Dans cette phase, qui correspond donc, à l’étude de marché qualitative, on est amené à consulter un certain nombre de personnes sur une chaîne qui irait du fournisseur de l’entreprise à l’usager final. Ainsi le chargé d’étude pourrait interroger successivement :

    - le chef de service ‘ étude de marché ’ pour savoir si on tient compte des résultats de ses études ;

    - le chef de service ‘ conception de produit ’ pour voir s’il observe le cahier des charges commerciales fixé par l’étude de marché ;

    - la fabrication pour connaître dans quelle mesure elle satisfait les exigences du service commercial au point de vue : prix, qualité, délai, ……etc.

    - le directeur commercial pour savoir s’il dispose des moyens suffisants pour vendre ;

    - les représentants de la société pour étudier leurs motivations et leurs freins ;

    - les consommateurs finaux et les non – consommateurs pour juger de leur différence de comportement.

    L’important durant cette phase n’est pas de composer un échantillon représentatif mais de faire naître le plus d’attitudes différentes à l’égard du produit.

    Cette enquête préliminaire est souvent assimilée à une étude de motivations.

    LES RENSEIGNEMENTS A RECUEILLIR :

    L’enquête sur le terrain va permettre de savoir :

    Combien il y a de consommateurs dans chaque catégorie, quelles sont leurs caractéristiques et si elles ont un lien avec des attitudes particulières. Il faut donc déterminer quels sont les renseignements que va nous procurer l’étude. Pourtant il ne faut pas exiger n’importe quelle information comme on l’a vu au chapitre 2.

    Ainsi il est inutile de demander des renseignements que l’on possède déjà (exemple : la liste des abonnés SONELGAZ).

    Au contraire il ne faut exiger que des renseignements utiles dont la connaissance permettra d’asseoir des décisions. Enfin seuls sont intéressants les renseignements qui entraînent une action possible et qui touchera :

    - au produit : modification des caractéristiques, de la forme, de la couleurs, de l’emballage, du conditionnement….. ;

    - au prix et conditions de ventes ;

    - au réseau de vente et de distribution ;

    - à la promotion des ventes ;

    - à la publicité.

    LIMITES DE L’ETUDE :

    En dépit des précautions usuelles prises lors de sa réalisation, certains facteurs constituent une limite à la valeur et à la l’exploitation possible d’une étude de marché. L’interprétation des résultats doit contrairement tenir compte de ces contraintes diverses qui sont autant de limites à la portée de l’étude.

    Ces limites sont les suivantes :

    - l’objet de l’étude : bien définir son objectif (par exemple : une étude de marché sur le lait concentré comporte des caractéristiques différentes d’une étude de marché des produits laitiers).

    - La population de référence : car elle détermine la qualité et la fiabilité des informations (par exemple : les motivations et les habitudes d’achat sont différentes chez les grossistes et chez les détaillants).

    - Le facteur temps : les résultats de l’étude sont valables pour une période de temps déterminée.

    - L’espace : les résultats sont valables pour une région ou un pays et on ne peut les transposer sans modifications.

    - L’échantillonnage des contacts : les données recueillies reflètent essentiellement les opinions des personnes rencontrées.

    - La matière première : la mémoire des répondants est imparfaite fait subir des limitations aux informations recueillies.

    - Le pouvoir prédictif : les études de marche ne peuvent véritablement prédire le futur. Elles peuvent cependant contribuer à une meilleure compréhension des phénomènes de consommation étudiés en analysant des fait passée ou en train de se produire.

    Dans le prochain chapitre, nous allons nous intéresser à la manière de déterminer l’échantillon qui sera étudié.