Dessine moi un entrepreneur

J’ai décidé d’apporter mes expériences et compétences en création, reprise, restructuration et développement de l’entreprise. Je me présente j’ai piloté un projet de start-up, créer une entreprise, et repris une entreprise. En même temps que ces aventures je me suis formé et possède un Master 2 “Entrepreneuriat et Management de projet”. J’ai décidé de faire ce blog parce que je suis passionné par la création ou la reprise d’entreprise… Je vais en plus de mes articles faire un recueil d’article existant déjà…

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

jeudi 26 août 2010

Savoir rester à la page ! lorsque l’on crée en solo

Pour rester compétitif mais aussi pour s’épanouir dans son job, un free-lance a besoin de suivre les évolutions de son secteur et de développer ses compétences. Découvrez des conseils pour restez dans le coup avec cet extrait de Travailler en solo, édité par L’Express. Related posts:
  1. « Les 5 clés d’une gestion financière efficace » – Publication
    Vous êtes créateur ou repreneur d’une petite entreprise et vous souhaitez savoir comment faire pour bien la gérer de manière quotidienne ?...
  2. Solo : Comment definir votre taux horaire ?
    ShareSandrine Chesnel et Frédéric Mélot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/06/2009 Difficile d’évaluer le coût de sa prestation quand on a toujours eu à négocier des salaires et non pas...
  3. Le Bilan de compétences : Une étape qui peut s’avérer être un tremplin dans sa carrière
    En alliant entretiens avec un professionnel et temps de travail personnel, le bilan de compétences permet au salarié de faire le point sur ses compétences, aptitudes et motivations et de...

vendredi 6 août 2010

Savoir rester à la page ! lorsque l’on crée en solo

Pour rester compétitif mais aussi pour s’épanouir dans son job, un free-lance a besoin de suivre les évolutions de son secteur et de développer ses compétences. Découvrez des conseils pour restez dans le coup avec cet extrait de Travailler en solo, édité par L’Express. Related posts:
  1. Solo : Comment definir votre taux horaire ?
    ShareSandrine Chesnel et Frédéric Mélot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/06/2009 Difficile d’évaluer le coût de sa prestation quand on a toujours eu à négocier des salaires et non pas...
  2. « Les 5 clés d’une gestion financière efficace » – Publication
    Vous êtes créateur ou repreneur d’une petite entreprise et vous souhaitez savoir comment faire pour bien la gérer de manière quotidienne ?...
  3. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la création d’entreprise
    Sharemardi 08.06.2010, 05:09 - La Voix du Nord Des professionnels et associatifs ont répondu aux visiteurs sur la création ou la reprise d’entreprise. | MONTREUIL | Préfigurant leur fusion en 2011, les...

mercredi 4 août 2010

Comment réaliser une démarche de construction d’une étude financière

Dans une démarche de construction, le poids financier est un poids lourd de conséquences dans le montage du projet. je dirais, qu'il y a quatre tableaux essentiels dans la construction de cette démarche : le plan de financement initial, le compte de résultats prévisionnels sur trois ans, le plan de trésorerie prévisionnelle et enfin le plan de silence en trois ans. Related posts:
  1. « Les 5 clés d’une gestion financière efficace » – Publication
    Vous êtes créateur ou repreneur d’une petite entreprise et vous souhaitez savoir comment faire pour bien la gérer de manière quotidienne ?...
  2. Solo : Comment definir votre taux horaire ?
    ShareSandrine Chesnel et Frédéric Mélot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/06/2009 Difficile d’évaluer le coût de sa prestation quand on a toujours eu à négocier des salaires et non pas...
  3. Enjeux de la finance d’entreprise
    ShareLa finance d’entreprise a pour objet d’optimiser la rentabilité des apports des apporteurs de capitaux et assurer la solvabilité et la liquidité de la trésorerie de l’entreprise. Elle est donc...

mardi 27 juillet 2010

Comptabilité – Enregistrement des factures

Les règles de comptabilité sur la manière d'enregistrer les factures... >> La suite Related posts:
  1. Comptabilité –Amortissements
    Share Recommend on Facebook Buzz it up Buzz it up Share on Linkedin Share via MySpace Share on Orkut Tweet about it Subscribe to the comments on this post Tell...
  2. A quoi ça sert de « réseauter » ?
    ShareViadeo, LinkedIn, Twitter, Facebook…les réseaux socioprofessionnels sont de plus en plus utilisés. Mais pour quoi faire ? Sébastien Pommier | LEntreprise.com | Mis en ligne le 04/11/2009 Communiquer, se faire connaître et...
  3. Le rôle de la Banque de France
    A quoi sert la banque de France ? On m'a déjà parlé de cotation à quoi ça sert ? Qui est coté, quelle entreprise ? Une vidéo de la CCI...

dimanche 11 juillet 2010

Comptabilité –Amortissements

Share Recommend on Facebook Buzz it up Buzz it up Share on Linkedin Share via MySpace Share on Orkut Tweet about it Subscribe to the comments on this post Tell a friend Print for later

lundi 5 juillet 2010

Une méthode de calcul de coût dédiée aux PTPE : la méthode ROCS®

Après avoir vu pourquoi il est nécessaire de calculer régulièrement le coût de revient de ses ventes et comment procéder pour mettre en place une méthode de calcul adaptée à son entreprise, nous allons étudier en détail l’une d’entre-elles : la méthode ROCS®

Mais d’où vient cette méthode ? Quant à elle été créée et pourquoi ? Quels sont ses principes de base et ses avantages pour l’entreprise ? Quels types d’outils de gestion propose-t-elle pour piloter au quotidien une PTPE(Petite et très petite entreprise) ? Comment exploiter les données de ces outils de gestion ?

1-Un peut d’histoire…

La méthode ROCS® (Répartition Objective des Charges de structure) a vu le jour en janvier 2004, dans le cadre du redressement d’une TPE en difficulté (spécialisée dans le domaine de l’édition littéraire), malgré un accroissement de +56% de son chiffre d’affaires en deux ans !

La principale raison de cette situation était due au fait que l’entreprise vendait une grande partie de ses prestations à perte, sans s’en apercevoir. Cela dans la mesure où :

- le calcul de ses coûts de revient était trop imprécis (calcul par activité ou type de prestations) ;

- ce calcul était réalisé qu’à la fin de chaque année ;

- le montant obtenu était celui retenu pour tous les devis réalisés l’année suivante ;

- l’activité de l’entreprise évoluait régulièrement d’une année à l’autre et la majorité de ses ventes étaient réalisée sur-mesures ou étaient fortement personnalisées.

Conclusion : les ventes réalisées à perte se sont accrues, dans la mesure où les clients étaient de plus en plus nombreux, du fait de prix de vente très compétitifs par rapport à ceux de la concurrence. A l’inverse, l’activité générant des ventes très rentables a été abandonnée, car son chiffre d’affaires ne représentait que 20% du total et que l’accroissement des ventes à perte nécessitaient plus de moyens humains pour y répondre. En clair, l’entreprise à « déshabiller » une activité rentable au profit de deux autres activités déficitaires, et ce en croyant bien faire !

Pour autant, après deux ans, elle a constaté avec étonnement que ses résultats comptables annuels s’étaient fortement dégradés, entraînant des difficultés de trésorerie croissantes ; d’où son redressement.

2-Le but de la méthode

Le but essentiel de la méthode ROCS® est double. D’une part, permettre le calcul – à la fin de chaque mois – du coût de revient de chaque transaction commerciale réalisée, afin de pouvoir anticiper rapidement tout développement de ventes à perte et limiter ainsi les mauvais résultats financiers. D’autre part, la méthode a aussi pour but de permettre au chef d’entreprise de se constituer un ensemble d’outils d’aide à la décision, de manière à l’aider notamment dans l’élaboration et l’orientation de sa stratégie commerciale à court et moyen termes.

3-Ses avantages pour une PTPE

L’utilisation régulière et constante de la méthode permet à l’entreprise d’acquérir et de préserver durablement un avantage concurrentiel indéniable, de manière à mieux résister aux périodes difficiles et à la concurrence très agressive des grandes entreprises nationales et étrangères (notamment celle oeuvrant dans des pays où le poids des prélèvements fiscaux et/ou sociaux sont plus avantageux).

Cet avantage concurrentiel s’obtient pour l’essentiel par le fait de pouvoir :

- connaître le véritable coût de la valeur ajoutée technique, humaine, technologique et commerciale apportée à chaque client ;

- améliorer la précision des éléments financiers de chaque devis, de manière à limiter fortement le risque de réaliser une vente à perte sans le savoir ;

- mieux maîtriser les différents seuils de rentabilité de l’activité de l’entreprise, par un calcul plus juste et plus pertinent (seuil de rentabilité par produit ou famille de produits calculable tous les mois) ;

- vérifier si une vente a été réellement rentable, dès la fin du mois durant lequel elle a été réalisée (de manière à éviter de reproduire le même type de ventes jusqu’à la fin de l’année) ;

- améliorer la pertinence de la stratégie commerciale, grâce à l’identification des ventes réellement bénéficiaires, des clients non rentables, des produits à développer ou à abandonner, des catégories de clients à privilégier ou à éviter, des périodes où la saisonnalité de l’activité engendre un fort risque de pertes ou une forte probabilité de bénéfices, etc.

4- Les postulats de la méthode

Comme toute méthode, la méthode ROCS® est constituée d’un ensemble de principes de fonctionnement (postulats), dont les plus importants sont :

- Une analyse des processus de vente (de la réception de la commande jusqu’à la livraison) basée sur la notion de « Poste fonctionnel[1] », afin de tenir compte du degré réel de polyvalence de chaque poste de travail (dans la mesure où la plupart des salariés et des dirigeants de PTPE sont responsables de deux ou trois fonctions ou sous-fonctions de l’entreprise).

- Une décomposition des coûts de revient par nature (coût variable, coût spécifique et coût de structure), afin de permettre de calculer facilement les seuils de rentabilité par produit ou famille de produits ;

- Une décomposition des charges spécifiques par destination (soit par « Poste fonctionnel »), afin de mesurer la contribution de chaque fonction et/ou sous-fonction de l’entreprise dans la valeur ajoutée apportée aux clients, lors de chaque vente.

- Les coûts variables sont évalués non plus en fonction des données comptables, mais en fonction des données plus précises fournies par le fichier de suivi de la production (consommations des matières premières et/ou des heures de conception/fabrication) et par les fichiers de suivi de la logistique (dans le cas où les frais de transports seraient proportionnels aux quantités expédiées).

- Les coûts spécifiques sont calculés en fonction de la décomposition par destination de certains comptes de la comptabilité générale (salaires, charges sociales, frais de déplacements, amortissements du matériel et de certains mobiliers utilisés spécifiquement par un Poste fonctionnel déterminé…), afin de les affecter avec justesse à chaque Poste fonctionnel concerné, de manière à comprendre avec quoi et comment chaque Poste fonctionnel apporte sa valeur ajoutée à chaque processus de vente dans lequel il intervient.

- Les charges de structure sont réparties par familles de produits, en fonction de leur contribution indirecte à la création de la valeur ajoutée apportée aux clients par chaque Poste fonctionnel concerné (car sans charges de structure, un Poste fonctionnel peut très difficilement apporter une bonne valeur ajoutée aux clients).

- Une clé unique de répartition du coût de chaque Poste fonctionnel par famille de produits : soit l’heure « homme » ou l’heure « machine ».

- Une clé unique de répartition des charges de structure par famille de produits, basée sur le coût spécifique relatif de chaque famille de produits par rapport à un produit choisi comme étalon (ce qui permet ainsi de répartir les charges de structure en fonction du nombre « d’équivalents-étalon » de chaque famille de produits).

5-Ses outils de gestion et de pilotage de l’entreprise

En plus de permettre le calcul du coût de revient réel de chaque transaction commerciale, la méthode ROCS® offre la possibilité – pour le chef d’entreprise et certains de ses responsables opérationnels (notamment le directeur commercial) – de se construire un véritable outil d’aide à la décision, en s’appuyant sur l’ensemble des données financières et non financières qui alimentent régulièrement sa base de données : des données commerciales issues d’un logiciel de caisse ou d’un logiciel d’administration des ventes, des données techniques émanant de la GPAO[2] et/ou d’un fichier de suivi (réalisé à l’aide d’un logiciel de bureautique classique : MS Excel, MS Works, AppleWorks, MS Access, OpenOffice…) et des données provenant du logiciel de comptabilité générale et/ou analytique (balances comptables mensuelles, détail de certaines écritures comptables).

Dans la pratique, les outils de gestion les plus souvent utilisés par les petites entreprises sont :

- les courbes de rentabilité du chiffre d’affaires (par période, client, type de clients, zone géographique, produit, famille de produits, article…) ;

- le résultat net par transaction commerciale (représentée soit par une facture, un ticket de caisse ou un contrat de vente) ;

- le détail des différents type de coûts engagés pour réaliser chaque vente (coût variable, coût spécifique, coût de structure, coût d’intervention directe ou indirecte de chaque fonction de l’entreprise concernée) ;

- la décomposition du coût de revient de chaque produit ou famille de produits (par nature de coûts et par poste fonctionnel) ;

- les seuils de rentabilité mensuels par produit ou famille de produits ;

- le suivi mensuel de l’évolution du coût de fonctionnement (ou coût spécifique) de chaque poste fonctionnel (ou fonction) de l’entreprise.

6-Pour en savoir plus…

Si vous désirez en savoir plus sur :

- le détail des différents calculs de la méthode ROCS® ;

- ses différents domaines d’application ;

- la méthodologie à respecter pour la mettre en place dans une petite entreprise ;

- les différentes possibilités de tirer partie de l’utilisation de cette méthode ;

- la manière d’interpréter et d’exploiter les données générées par les différents outils de gestion et de pilotage proposés par la méthode ;

vous pouvez lire un ouvrage pratique qui présente la méthode ROCS® en détail et qui contient aussi deux études de cas tirées de la réalité. Cet ouvrage a été écrit pour des non-initiés et a été volontairement limité à moins de cent pages, afin de le rendre accessible au plus grand nombre de personnes intéressées : dirigeants de PTPE, commerçants, artisans, professionnels libéraux, créateurs ou repreneurs d’entreprise, salariés, étudiants en gestion/finance…

Les coordonnées de cet ouvrage sont les suivantes :

- Titre : « Petites entreprises améliorez votre rentabilité – Méthode et outils de calcul des prix de revient ;

- Auteur : Pierre Maurin

- Editeur : Afnor

- Date de parution : décembre 2007

- Nombre de pages : 93

- Prix éditeur : 19,95 € TTC

Lieux de vente : site Internet de l’éditeur (www.boutique.afnor.org), librairies, la FNAC, Virgin, Cultura, site Internet d’Eyrolles, etc.

Pierre Maurin
Consultant en contrôle de gestion
Site web : http://pmconseils.web.officelive.com


[1] Un poste fonctionnel est un poste de travail réalisant une fonction bien précise : management de l’équipe de vendeurs, gestion des réclamations clients, direction générale de l’entreprise, gestion de la comptabilité, etc. En conséquence, un poste de travail peut être constitué de plusieurs postes fonctionnels, dans le cas où la personne concernée serait responsable de deux ou trois fonctions principales de l’entreprise.

[2] GPAO : gestion de la production assistée par ordinateur.

Une méthode de calcul de coût dédiée aux PTPE : la méthode ROCS®

Après avoir vu pourquoi il est nécessaire de calculer régulièrement le coût de revient de ses ventes et comment procéder pour mettre en place une méthode de calcul adaptée à son entreprise, nous allons étudier en détail l’une d’entre-elles : la méthode ROCS®

Mais d’où vient cette méthode ? Quant à elle été créée et pourquoi ? Quels sont ses principes de base et ses avantages pour l’entreprise ? Quels types d’outils de gestion propose-t-elle pour piloter au quotidien une PTPE(Petite et très petite entreprise) ? Comment exploiter les données de ces outils de gestion ?

1-Un peut d’histoire…

La méthode ROCS® (Répartition Objective des Charges de structure) a vu le jour en janvier 2004, dans le cadre du redressement d’une TPE en difficulté (spécialisée dans le domaine de l’édition littéraire), malgré un accroissement de +56% de son chiffre d’affaires en deux ans !

La principale raison de cette situation était due au fait que l’entreprise vendait une grande partie de ses prestations à perte, sans s’en apercevoir. Cela dans la mesure où :

- le calcul de ses coûts de revient était trop imprécis (calcul par activité ou type de prestations) ;

- ce calcul était réalisé qu’à la fin de chaque année ;

- le montant obtenu était celui retenu pour tous les devis réalisés l’année suivante ;

- l’activité de l’entreprise évoluait régulièrement d’une année à l’autre et la majorité de ses ventes étaient réalisée sur-mesures ou étaient fortement personnalisées.

Conclusion : les ventes réalisées à perte se sont accrues, dans la mesure où les clients étaient de plus en plus nombreux, du fait de prix de vente très compétitifs par rapport à ceux de la concurrence. A l’inverse, l’activité générant des ventes très rentables a été abandonnée, car son chiffre d’affaires ne représentait que 20% du total et que l’accroissement des ventes à perte nécessitaient plus de moyens humains pour y répondre. En clair, l’entreprise à « déshabiller » une activité rentable au profit de deux autres activités déficitaires, et ce en croyant bien faire !

Pour autant, après deux ans, elle a constaté avec étonnement que ses résultats comptables annuels s’étaient fortement dégradés, entraînant des difficultés de trésorerie croissantes ; d’où son redressement.

2-Le but de la méthode

Le but essentiel de la méthode ROCS® est double. D’une part, permettre le calcul – à la fin de chaque mois – du coût de revient de chaque transaction commerciale réalisée, afin de pouvoir anticiper rapidement tout développement de ventes à perte et limiter ainsi les mauvais résultats financiers. D’autre part, la méthode a aussi pour but de permettre au chef d’entreprise de se constituer un ensemble d’outils d’aide à la décision, de manière à l’aider notamment dans l’élaboration et l’orientation de sa stratégie commerciale à court et moyen termes.

3-Ses avantages pour une PTPE

L’utilisation régulière et constante de la méthode permet à l’entreprise d’acquérir et de préserver durablement un avantage concurrentiel indéniable, de manière à mieux résister aux périodes difficiles et à la concurrence très agressive des grandes entreprises nationales et étrangères (notamment celle oeuvrant dans des pays où le poids des prélèvements fiscaux et/ou sociaux sont plus avantageux).

Cet avantage concurrentiel s’obtient pour l’essentiel par le fait de pouvoir :

- connaître le véritable coût de la valeur ajoutée technique, humaine, technologique et commerciale apportée à chaque client ;

- améliorer la précision des éléments financiers de chaque devis, de manière à limiter fortement le risque de réaliser une vente à perte sans le savoir ;

- mieux maîtriser les différents seuils de rentabilité de l’activité de l’entreprise, par un calcul plus juste et plus pertinent (seuil de rentabilité par produit ou famille de produits calculable tous les mois) ;

- vérifier si une vente a été réellement rentable, dès la fin du mois durant lequel elle a été réalisée (de manière à éviter de reproduire le même type de ventes jusqu’à la fin de l’année) ;

- améliorer la pertinence de la stratégie commerciale, grâce à l’identification des ventes réellement bénéficiaires, des clients non rentables, des produits à développer ou à abandonner, des catégories de clients à privilégier ou à éviter, des périodes où la saisonnalité de l’activité engendre un fort risque de pertes ou une forte probabilité de bénéfices, etc.

4- Les postulats de la méthode

Comme toute méthode, la méthode ROCS® est constituée d’un ensemble de principes de fonctionnement (postulats), dont les plus importants sont :

- Une analyse des processus de vente (de la réception de la commande jusqu’à la livraison) basée sur la notion de « Poste fonctionnel[1] », afin de tenir compte du degré réel de polyvalence de chaque poste de travail (dans la mesure où la plupart des salariés et des dirigeants de PTPE sont responsables de deux ou trois fonctions ou sous-fonctions de l’entreprise).

- Une décomposition des coûts de revient par nature (coût variable, coût spécifique et coût de structure), afin de permettre de calculer facilement les seuils de rentabilité par produit ou famille de produits ;

- Une décomposition des charges spécifiques par destination (soit par « Poste fonctionnel »), afin de mesurer la contribution de chaque fonction et/ou sous-fonction de l’entreprise dans la valeur ajoutée apportée aux clients, lors de chaque vente.

- Les coûts variables sont évalués non plus en fonction des données comptables, mais en fonction des données plus précises fournies par le fichier de suivi de la production (consommations des matières premières et/ou des heures de conception/fabrication) et par les fichiers de suivi de la logistique (dans le cas où les frais de transports seraient proportionnels aux quantités expédiées).

- Les coûts spécifiques sont calculés en fonction de la décomposition par destination de certains comptes de la comptabilité générale (salaires, charges sociales, frais de déplacements, amortissements du matériel et de certains mobiliers utilisés spécifiquement par un Poste fonctionnel déterminé…), afin de les affecter avec justesse à chaque Poste fonctionnel concerné, de manière à comprendre avec quoi et comment chaque Poste fonctionnel apporte sa valeur ajoutée à chaque processus de vente dans lequel il intervient.

- Les charges de structure sont réparties par familles de produits, en fonction de leur contribution indirecte à la création de la valeur ajoutée apportée aux clients par chaque Poste fonctionnel concerné (car sans charges de structure, un Poste fonctionnel peut très difficilement apporter une bonne valeur ajoutée aux clients).

- Une clé unique de répartition du coût de chaque Poste fonctionnel par famille de produits : soit l’heure « homme » ou l’heure « machine ».

- Une clé unique de répartition des charges de structure par famille de produits, basée sur le coût spécifique relatif de chaque famille de produits par rapport à un produit choisi comme étalon (ce qui permet ainsi de répartir les charges de structure en fonction du nombre « d’équivalents-étalon » de chaque famille de produits).

5-Ses outils de gestion et de pilotage de l’entreprise

En plus de permettre le calcul du coût de revient réel de chaque transaction commerciale, la méthode ROCS® offre la possibilité – pour le chef d’entreprise et certains de ses responsables opérationnels (notamment le directeur commercial) – de se construire un véritable outil d’aide à la décision, en s’appuyant sur l’ensemble des données financières et non financières qui alimentent régulièrement sa base de données : des données commerciales issues d’un logiciel de caisse ou d’un logiciel d’administration des ventes, des données techniques émanant de la GPAO[2] et/ou d’un fichier de suivi (réalisé à l’aide d’un logiciel de bureautique classique : MS Excel, MS Works, AppleWorks, MS Access, OpenOffice…) et des données provenant du logiciel de comptabilité générale et/ou analytique (balances comptables mensuelles, détail de certaines écritures comptables).

Dans la pratique, les outils de gestion les plus souvent utilisés par les petites entreprises sont :

- les courbes de rentabilité du chiffre d’affaires (par période, client, type de clients, zone géographique, produit, famille de produits, article…) ;

- le résultat net par transaction commerciale (représentée soit par une facture, un ticket de caisse ou un contrat de vente) ;

- le détail des différents type de coûts engagés pour réaliser chaque vente (coût variable, coût spécifique, coût de structure, coût d’intervention directe ou indirecte de chaque fonction de l’entreprise concernée) ;

- la décomposition du coût de revient de chaque produit ou famille de produits (par nature de coûts et par poste fonctionnel) ;

- les seuils de rentabilité mensuels par produit ou famille de produits ;

- le suivi mensuel de l’évolution du coût de fonctionnement (ou coût spécifique) de chaque poste fonctionnel (ou fonction) de l’entreprise.

6-Pour en savoir plus…

Si vous désirez en savoir plus sur :

- le détail des différents calculs de la méthode ROCS® ;

- ses différents domaines d’application ;

- la méthodologie à respecter pour la mettre en place dans une petite entreprise ;

- les différentes possibilités de tirer partie de l’utilisation de cette méthode ;

- la manière d’interpréter et d’exploiter les données générées par les différents outils de gestion et de pilotage proposés par la méthode ;

vous pouvez lire un ouvrage pratique qui présente la méthode ROCS® en détail et qui contient aussi deux études de cas tirées de la réalité. Cet ouvrage a été écrit pour des non-initiés et a été volontairement limité à moins de cent pages, afin de le rendre accessible au plus grand nombre de personnes intéressées : dirigeants de PTPE, commerçants, artisans, professionnels libéraux, créateurs ou repreneurs d’entreprise, salariés, étudiants en gestion/finance…

Les coordonnées de cet ouvrage sont les suivantes :

- Titre : « Petites entreprises améliorez votre rentabilité – Méthode et outils de calcul des prix de revient ;

- Auteur : Pierre Maurin

- Editeur : Afnor

- Date de parution : décembre 2007

- Nombre de pages : 93

- Prix éditeur : 19,95 € TTC

Lieux de vente : site Internet de l’éditeur (www.boutique.afnor.org), librairies, la FNAC, Virgin, Cultura, site Internet d’Eyrolles, etc.

Pierre Maurin
Consultant en contrôle de gestion
Site web : http://pmconseils.web.officelive.com


[1] Un poste fonctionnel est un poste de travail réalisant une fonction bien précise : management de l’équipe de vendeurs, gestion des réclamations clients, direction générale de l’entreprise, gestion de la comptabilité, etc. En conséquence, un poste de travail peut être constitué de plusieurs postes fonctionnels, dans le cas où la personne concernée serait responsable de deux ou trois fonctions principales de l’entreprise.

[2] GPAO : gestion de la production assistée par ordinateur.

samedi 3 juillet 2010

Les délais de paiements se sont améliorés dès 2008

Les délais clients et les délais fournisseurs ont diminué, selon le rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiement présenté par Jean-Paul Betbèze, son président.

LEntreprise.com | Mis en ligne le 07/01/2010

Les entreprises n’ont semble-t-il pas attendu l’entrée en application de l’art 21 de la loi LME pour essayer de respecter les nouveaux délais de paiements légaux applicables depuis le 1er janvier 2009 (45 jours calendaires ou 60 jours fin de mois).

Dès 2008, leurs délais clients ont en effet diminué en moyenne de 2,2 jours de chiffres d’affaires et leurs délais fournisseurs de 3,5 jours.

Pour la plupart, elles ont joué le jeu : un effort d’anticipation salué par Hervé Novelli, et confirmé par l’ensemble des études de 2009 déjà disponibles qui convergent vers les mêmes résultats: “les délais de paiement se sont réduits d’une dizaine de jours”, a-t-il indiqué.

En 2009, la DGCCRF a contrôlé environ 1 000 entreprises : “9 sur 10 respectaient les délais LME. Et quand il y avait des dépassements, ils étaient entre 2 et 5 jours.”

Dans son rapport, l’Observatoire des délais de paiements relève par ailleurs que les PME paient “de mieux en mieux”. Mais certains secteurs comme les biens d’équipement (avec un solde commercial de 34 jours de chiffre d’affaires) et les services aux entreprises (avec 51 jours) sont “fortement prêteurs”. Le secteur des services aux entreprises est particulièrement visé, avec plus de 60 jours de délais de paiement pour la moitié des entreprises.

“Les bornes ont changé”, observe Jean-Paul Betbèze. Résultat, il y a des secteurs gagnants, là où les délais étaient les plus éloignés de la norme, les perdants : ceux qui bénéficiaient de délais et qui vont devoir payer plus vite, mais il y a aussi les “renforcés”: ceux qui payent et sont payés plus tard”.

mardi 29 juin 2010

Solo : Comment definir votre taux horaire ?

Sandrine Chesnel et Frédéric Mélot | LEntreprise.com | Mis en ligne le 26/06/2009

Difficile d’évaluer le coût de sa prestation quand on a toujours eu à négocier des salaires et non pas un service. À partir de quels critères faut-il définir ses tarifs ? Extrait de Travailler en solo, édité par L’Express

Définir votre taux horaire C’est un passage obligé pour fixer le montant de vos tarifs.

● Commencez par déterminer le salaire mensuel net que vous aimeriez gagner, en prenant comme base de départ le salaire que vous gagneriez en réalisant les mêmes tâches pour le compte d’un employeur.

● Multipliez ensuite ce salaire de base par 2. Vous prévoyez ainsi les charges sociales et fiscales que vous aurez à assumer.

● Ajoutez 10 % au montant ainsi obtenu. Ces 10 % correspondent à la compensation de vos futurs jours d’inactivité et de congés.

● Ajoutez à la somme obtenue le montant moyen de vos charges de fonctionnement mensuelles (frais de location de bureau, communications, documentation, électricité, etc.). Vous obtenez ainsi le chiffre d’affaires à atteindre pour vous payer le salaire mensuel déterminé au début de ce calcul.

● Pour finir, divisez ce chiffre d’affaires par la moyenne d’heures travaillées dans le mois (à titre indicatif, sachez que la moyenne légale à plein temps est fixée à 169 heures).

> Exemple
Pour un salaire espéré de 3000 € net par mois. 3000 x 2 = 6000 + 10 % => 6 600 + 200 => 6 800 € de chiffre d’affaires mensuel 6800 / 140 heures = taux horaire de 49 € HT/ heure. Attention à ne pas confondre le prix hors taxe, et le prix TTC (toutes taxes comprises), c’està- dire votre taux horaire + 19,6 % (montant de la TVA).

Pour déterminer le tarif à proposer à votre client, il ne reste plus qu’à multiplier ce taux horaire par le nombre d’heures estimées pour réaliser la prestation que vous souhaitez lui vendre.

lundi 28 juin 2010

Enjeux de la finance d’entreprise

La finance d’entreprise a pour objet d’optimiser la rentabilité des apports des apporteurs de capitaux et assurer la solvabilité et la liquidité de la trésorerie de l’entreprise. Elle est donc amenée à gérer les outils financiers (emprunt, immobilisation financière, et autres outils d’engagement et d’actifs financiers).

La finance d’entreprise peut avoir pour objectif d’améliorer l’image de l’entreprise en termes d’endettement afin de réaliser des investissements nécessitant des apports extérieurs sur le court terme. La finance d’entreprise sera donc sensible à l’amélioration de l’EBE, mais aussi la modification de la structure juridique, des garanties offertes, de la taille de l’entreprise et sa rentabilité, ainsi que le montant des capitaux propres.

Le service financier de l’entreprise est souvent intégré au service comptable et administratif des entreprises bien que pour les grandes entreprises des distinctions peuvent apparaître en fonction de l’activité de l’entreprise. Cette intégration s’explique en grande partie par le fait que le service financier (hors établissements financiers) s’appuie d’abord sur des informations comptables. Evaluer la rentabilité dans une entreprise, c’est évaluer le résultat de l’entreprise trouvé par la comptabilité. Evaluer la trésorerie c’est s’appuyer sur les dépenses et recettes à venir enregistrées par la comptabilité. La comptabilité générale est donc l’outil de la finance d’entreprise. La comptabilité analytique n’est pas liée à la finance d’entreprise.

jeudi 24 juin 2010

L’éternel problème des fonds propres - Le républicain Lorrain

Hervé Obed, président  de l’Institut lorrain  de participation,  lancera  en juin un Fonds régional  de consolidation.  Photo RL

zoom

Hervé Obed, président de l’Institut lorrain de participation, lancera en juin un Fonds régional de consolidation. Photo RL

Comment, quand on est chef d’entreprise, ne pas rater la sortie de crise et relancer son activité ? Des outils existent. Ils sont nombreux.
OAS_AD(’Position1′);

La Lorraine a besoin de vos entreprises et de vos initiatives ! » Le mot de la fin du préfet Bernard Niquet, lors des rencontres du Medef, consacrées à la sortie de crise et au soutien apporté aux entreprises, pourrait être retourné au représentant de l’Etat par les entrepreneurs. «  Je sors de la crise, je suis exsangue. Qu’est-ce que je fais ? », comme l’a résumé Paul Arker, président du Medef Moselle, animateur de ce débat.

A l’unisson, les chefs d’entreprise sont en attente… de fonds propres pour renforcer leur capital. Ils rencontrent des problèmes de trésorerie alors que dans leur tiroir sommeillent des projets d’investissements, structurants et innovants pour la plupart, qu’ils sont bien en peine de réaliser faute de financement. En Moselle, c’est le préfet qui le dit, existent pas moins de 664 aides distinctes. Le problème est peut-être là. L’entrepreneur, qui a le nez dans le guidon, parvient difficilement à se sortir de ce foisonnement de dispositifs. Le préfet promet déjà le guichet unique que veut créer le président de la République «  pour accueillir et accompagner au mieux les chefs d’entreprise. » Il s’agit de la DIRECCTE, une des nouvelles directions territoriales créées par la réforme de l’Etat. Elle est censée simplifier les procédures. En attendant, les patrons de PME présents à la soirée du Medef ont eu droit à toute la panoplie des intervenants, prêts à les soutenir pour financer leurs projets.

Avec le grand empruntLes chefs d’entreprises oublient trop souvent le très large éventail des financeurs de l’économie que sont ces fonds d’investissements régionaux, «  pas assez utili sés » selon Bernard Moreau, vice-président de l’un d’entre eux, le fonds transfrontalier Eurefi. Il y a aussi l’ILP (Institut lorrain de participation) ou Eurocapital, filiale de la BPLC, «  qui restent avant tout des investisseurs de proximité » comme l’a répété Hervé Obed, président de l’ILP. Ces fonds visent à rester des actionnaires minoritaires, mais pas pour autant inactifs dans le développement de l’entreprise dans laquelle ils s’engagent. L’ILP, où existe aussi Sadepar, spécialisé dans le capital-risque, devrait initier en juin la création d’un nouvel outil, le Fonds régional de consolidation destiné aux entreprises ayant un savoir-faire pour mieux les relancer. Sans oublier le Fonds lorrain des matériaux, créé dans le cadre du plan de revitalisation de Gandrange, présidé par Henri Blaffart, l’ancien patron d’ArcelorMittal Florange.

En attendant, les PME seraient bien inspirées de ne pas oublier leur banquier. «  Les banques ont de l’argent, l’argent n’est pas cher », a rappelé Karel Vasak, de la fédération bancaire de Lorraine. Ni Oseo, ce financeur de l’innovation prêt à aider l’entreprise sous forme d’avances remboursables ou de garantie de crédits bancaires. Mais Eric Pierrat, commissaire à la réindustrialisation, et le préfet Niquet ne pouvaient laisser passer l’occasion de vanter les 35 milliards d’euros du grand emprunt «  consacré aux priorités d’avenir. » Voilà pourquoi le préfet a invité les chefs d’entreprises lorrains à participer aux projets collectifs que le grand emprunt pourrait soutenir dans la région.

Bernard KRATZ.

Publié le 15/05/2010

samedi 19 juin 2010

Comment calculer le coût de revient d’une vente ?

Lorsque l’on réalise une vente – qu’elle soit standard ou sur-mesure – il est primordial d’en connaître au préalable le coût total prévisionnel (ou le coût de revient prévisionnel). D’où l’intérêt, notamment, de réaliser un devis complet et détaillé, lorsque le client demande quelque chose de personnalisé ou de particulier.

Mais qu’est-ce qu’un coût de revient exactement ?

De quoi est-il constitué ?

Quelles sont les principales étapes de calcul à respecter ?

Comment savoir si un coût de revient est pertinent et juste ?

  1. Définition

Pour rappel, un coût de revient (ou coût total) est la somme de toutes les charges et tous les coûts consommés par l’entreprise pour réaliser une vente, de la prise de commande jusqu’à la livraison au client.

Ces charges sont de différentes natures et peuvent concerner directement ou indirectement la vente proprement dite. En conséquence et contrairement aux idées reçues, un coût de revient n’est pas un élément financier unique en soi, mais la combinaison ordonnancée de plusieurs éléments économiques. Ce qui transforme ainsi le coût de revient en une sorte de « mille-feuille » financier.

  1. Le contenu du coût de revient

De manière générale, un coût de revient est décomposé en trois catégories de coûts ou de charges.

Ces charges sont :

- les charges variables, dont l’ensemble constitue le coût variable ;

- les charges fixes directes (encore appelées les « charges spécifiques »), dont la somme donne le coût spécifique ;

- les charges fixes indirectes (encore nommées les « charges de structure »), dont le total correspond au coût de structure.

Le coût variable rassemble l’ensemble des charges qui varient en fonction ou proportionnellement aux quantités vendues : matières premières, composants, accessoires, emballages, frais de transport, etc..

Le coût spécifique représente l’ensemble des charges fixes (c-a-d des charges qui ne varient pas en fonction des quantités vendues) consommées directement par un produit ou une famille de produits déterminée, un client ou une catégorie de clients particulière, une vente donnée ou bien une fonction précise de l’entreprise (marketing, direction générale, production, qualité, logistique, comptabilité, maintenance, ressources humaines, etc.), que cette dernière soit interne à l’entreprise ou externalisée : prestations de sous-traitance, honoraires de conseil en marketing, formation du personnel de la production, salaires et charges sociales, amortissements d’immobilisations corporelles ou incorporelles utilisées pour une famille de produits déterminée et/ou par une fonction de l’entreprise clairement identifiée, etc.

Le coût de structure correspond à la somme des charges fixes consommées indirectement par l’ensemble des ventes de l’entreprise, sans distinction possible (répartition indéfinissable dans l’immédiat) : loyers, charges locatives, impôts et taxes, assurances multirisques, frais de sécurité et de gardiennage, frais de réparation ou d’entretien des locaux, etc.

  1. Méthodologie

Quelle que soit la méthode de calcul de coûts choisie, il est nécessaire de toujours respecter un certain nombre d’étapes, afin de ne pas perdre de temps et d’éviter de faire l’impasse sur un point important.

Parmi ces étapes, les plus essentielles sont :

- 1°) Inventorier toutes les charges et les investissements de l’entreprise nécessaires à son fonctionnement normal.

- 2°) Répartir les charges et les amortissements des investissements en charges variables, spécifiques et de structure.

- 3°) Définir et analyser le processus de fabrication et de commercialisation de chaque produit ou famille de produits de l’entreprise.

- 4°) Définir les différentes catégories de clients de l’entreprise.

- 5°) Identifier, pour chaque famille de produits, les différents types de clients concernés, afin de définir – si nécessaire – les couples « produits/types de clients » (encore appelés couples « produit/marché »).

- 6°) Répartir les charges variables et les charges spécifiques sur chaque famille de produits ou segment « produit/marché », en fonction des résultats de l’analyse économique des processus (réalisée à l’étape n°3).

- 7°) Rechercher une clé de répartition pertinente, pour répartir, de la manière la plus objective possible, les charges de structure sur chaque famille de produits (ou segment « produit/marché »).

- 8°) Répartir les charges de structure en fonction de la clé de répartition précédemment retenue.

- 9°) Pour chaque famille de produits (ou segment « produit/marché »), additionner toutes les charges par nature, afin d’obtenir un coût variable, spécifique et de structure.

- 10°) Évaluer le coût de revient de chaque famille de produits (ou couple « produit/marché »), en faisant la somme : coût variable + coût spécifique + coût de structure.

  1. Vérification de la pertinence

Une fois les coûts de revient prévisionnels calculés, il est aussi primordial de s’assurer de leur réel degré de justesse et de pertinence.

Pour ce faire, la démarche la plus simple et la plus efficace est d’appliquer leur calcul à toutes les ventes attendues sur la première année d’activité de l’entreprise. Cela de manière à vérifier que le total des coûts de revient de chaque vente prévue correspond bien au montant des charges annuelles prévisionnelles évaluées lors de la première étape.

S’il apparaît un écart élevé entre les deux montants, ceci signifie qu’il y a une erreur de calcul ou que la méthode retenue n’est pas véritablement adaptée à l’entreprise.

Une fois cette étape réalisée, la vérification ne s’arrête pas là, loin s’en faut. Il faut aussi confronter ces données prévisionnelles à celles obtenues après la réalisation effective des ventes.

Dans ce cas, il est nécessaire d’avoir un rythme de contrôle mensuel (puis par la suite trimestriel), afin de pouvoir faire face rapidement à tout risque d’erreur de calcul, ainsi qu’aux éventuels risques de dérapages financiers non prévus : investissements sous-estimés, charges plus élevées que prévu, frais supplémentaires imprévisibles, etc.

  1. Conclusion

Pour finir, il ne faut jamais oublier qu’une méthode de calcul de coûts doit être régulièrement réactualisée, dans la mesure où l’activité économique et commerciale des petites entreprises doit évoluer de plus en plus vite. Ce qui rend leurs marges de manœuvre de plus en plus réduite, notamment vis-à-vis de la concurrence des grandes entreprises et des PME étrangères. D’où le double intérêt d’avoir des coûts de revient les plus justes et les plus pertinents possibles, de manière à éviter de réaliser des ventes à perte non désirées et à pouvoir réajuster ses prix de vente en fonction de la saisonnalité de l’activité, de la conjoncture économique et des prix pratiqués par la concurrence directe.

Pierre Maurin

Consultant en contrôle de gestion

http://pmconseils.web.officelive.com

vendredi 11 juin 2010

Pourquoi calculer régulièrement le coût de revient de ses ventes ?

Parmi les nombreux adages répandus chez les créateurs ou repreneurs d’entreprise, il en est un particulièrement dangereux, surtout en période de difficultés économiques : « […] pour que l’activité de mon entreprise soit rentable, je dois à tout prix faire du chiffre d’affaires […] ».

Mais en quoi cet adage – fermement ancré dans les esprits – est-il dangereux ?

La principale raison de cette dangerosité réside dans le fait que le chiffre d’affaires est perçu indépendamment des charges et des coûts de fonctionnement de l’entreprise. Comme si ces derniers étaient un aspect négatif de l’entreprise ou un mal nécessaire, mais totalement indépendant du chiffre d’affaires. Or, une des principales raisons de la défaillance des jeunes entreprises (48% d’entre-elles disparaissent après un an d’existence) provient justement de cette erreur de jugement.

En effet, les jeunes entrepreneurs évaluent très souvent les performances de leur activité avec une vision comptable et juridique, ainsi qu’un angle d’analyse vertical et analytique. Très rares sont ceux qui privilégient une approche économique et commerciale, avec un angle d’analyse global et transversal.

Mais en quoi cette seconde approche est meilleure que la première ? Comment se concrétise-t-elle dans la pratique ?

En étudiant le chiffre d’affaires avec une vision économique et commerciale, l’entrepreneur ne la considère plus comme l’unique aspect positif de son entreprise, mais comme une contrepartie logique aux dépenses qu’il réalise (de manière directe ou indirecte) pour répondre le mieux possible aux besoins et aux attentes de chacun de ses clients.

De même, le chiffre d’affaires d’une période déterminée (mois, trimestre, année…) n’est plus perçu comme une donnée financière unique et homogène, mais comme la résultante de plusieurs données hétérogènes. En effet, un chiffre d’affaires est, avant toute chose, le solde cumulé du prix de vente de chaque transaction commerciale réalisée sur la période étudiée.

Quant au prix de vente, il est lui-même un élément financier constitué de plusieurs composants hétérogènes, dont les deux principaux sont :

  • le coût de revient ou coût total de la vente ;
  • le résultat de la vente, qui peut-être un bénéfice ou une perte.

En définitive, un bon prix de vente doit tenir compte de trois éléments essentiels :

  • le prix minimum et maximum accepté par une majorité de clients (obtenus à l’aide d’une solide étude de marché) ;
  • les prix minimums et maximums pratiqués par les concurrents directs sur des produits similaires ou techniquement comparables ;
  • le coût de revient maximal engendré par la vente concernée.

En conséquence, pour être pertinente, l’évaluation de la rentabilité d’une activité doit être réalisée non pas en fonction du niveau de chiffre d’affaires réalisé, mais en fonction des résultats sur vente réellement obtenus. Car avoir un chiffre d’affaires élevé ne suffit pas nécessairement que l’entreprise ait réalisé un bénéfice et inversement. De même, ce n’est pas parce que l’entreprise présente un résultat comptable positif, que toutes les ventes de la période ont été bénéficiaires.

Dans la pratique, on constate souvent que le résultat comptable est comme un solde de trésorerie, soit le cumul à un instant « t » de différents mouvements économiques et financiers. Dans le cas du résultat, ces mouvements correspondent à des transactions commerciales bénéficiaires et déficitaires. Ainsi, lorsque le résultat comptable est négatif, cela signifie que le montant cumulé des ventes déficitaires est supérieur à celui des ventes bénéficiaires.

En conséquence, pour que le chef d’entreprise maîtrise cette rentabilité sur la durée, il doit être capable d’évaluer le résultat de chaque vente avec le maximum de justesse et de régularité. Ce qui nécessite le calcul et la mise à jour régulière du coût de revient de chacun de ses produits ou de chacune de ses familles de produit.

Pierre Maurin

Consultant en contrôle de gestion