Dessine moi un entrepreneur

J’ai décidé d’apporter mes expériences et compétences en création, reprise, restructuration et développement de l’entreprise. Je me présente j’ai piloté un projet de start-up, créer une entreprise, et repris une entreprise. En même temps que ces aventures je me suis formé et possède un Master 2 “Entrepreneuriat et Management de projet”. J’ai décidé de faire ce blog parce que je suis passionné par la création ou la reprise d’entreprise… Je vais en plus de mes articles faire un recueil d’article existant déjà…

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Mot-clé - entrepreneuriat

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lundi 12 juillet 2010

Six critères pour passer le cap des cinq ans

52% des entreprises françaises étaient toujours en activité cinq ans après leur création, d’après une étude de l’Insee. Les facteurs de réussite : un investissement initial important, un statut de société, un créateur diplômé et expérimenté… Point noir, les entreprises créées par des chômeurs cessent plus rapidement. >> La suite

samedi 26 juin 2010

“les salariés du secteur agricole peuvent devenir auto-entrepreneurs”- blog”planète auto-entrepreneur”

C’est sûr, les salariés du secteur agricole peuvent devenir auto-entrepreneurs

Classé dans : Veille réglementaire — 9 juin 2010 à 9 h 15 min

Depuis la création du régime de l’auto-entrepreneur en janvier 2009, la règle est très claire : les activités assujetties à la TVA agricole sont exclues du régime de l’auto-entrepreneur (jardinier, production de fruits et légumes pour les marchés, etc).
Cependant il restait une incertitude quant aux salariés du secteur agricole : peuvent-ils en plus de leur activité salariée créer une activité complémentaire en auto-entrepreneur ?

Le 1er juin, le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a formulée sa réponse lors d’une séance à l’Assemblée Nationale :
« Les salariés relevant du régime des salariés agricoles ne sont (…) pas écartés du régime de l’auto-entrepreneur, pour autant que l’activité indépendante qu’ils envisagent d’exercer à titre accessoire obéisse aux conditions générales posées par la réglementation en vigueur. »

Le salarié du secteur agricole peut donc librement devenir auto-entrepreneur s’il crée une activité sans rapport avec son secteur d’activité premier : création de bijoux ou services à la personne par exemple.

Les activités exclues du statut de l’auto-entrepreneur

Ces activités ne peuvent pas faire l’objet de la création d’une auto-entreprise :

Les activités relevant de la TVA agricole.
Certaines activités commerciales ou non commerciales comme la location de matériels et de biens de consommation durable.
La vente de véhicules neufs dans les autres États membres de l’Union européenne.
Les activités relevant de la TVA immobilière (opérations des marchands de biens, les lotisseurs, agents immobiliers, les opérations sur les parts de sociétés immobilières. En revanche, la location de fonds de commerce, la location de locaux meublés ou destinés à être meublés peuvent en bénéficier).
Les locations d’immeubles nus à usage professionnel.
Les officiers publics et ministériels (exemple : des notaires)
La production littéraire scientifique ou artistique ou la pratique de sports lorsque les bénéficiaires ont opté pour une imposition sur la base d’une moyenne des bénéfices des deux ou quatre années précédentes.
Les opérations sur les marchés à terme, sur les marchés d’options négociables et les opérations sur bons d’option.

jeudi 17 juin 2010

Evaluation isolée d’un fonds de commerce

TABLE FINANCIÈRE DE L’ADMINISTRATION FISCALE

BAREME DE L’ADMINISTRATION FISCALE TABLE FINANCIERE

Le barème, qui n’a aucun caractère officiel , est celui qu’utilisent généralement les experts et les tribunaux (notamment dans la région parisienne). Il doit être manié avec précaution, en tenant compte notamment des observations suivantes :

  1. les pourcentages de chiffre d’affaires sont normalement plus significatifs que les pourcentages de bénéfices ;
  2. les résultats obtenus doivent être corrigés pour tenir compte des caractéristiques propres à l’affaire ;
  3. les pourcentages doivent, dans une certaine mesure, être réduits lorsque le chiffre d’affaires atteint une somme importante ;
  4. le chiffre d’affaires retenu est souvent le chiffre moyen des trois dernières années ;
  5. le barème n’est pas appliqué dans certains cas particuliers
  6. les valeurs obtenues à l’aide du barème s’entendent ” matériel compris ” mais à l’exclusion, bien entendu, du stock de marchandises.

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

A
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Accessoires automobiles 20 % à 40 % des honoraires annuels TTC
Administrateur de biens et syndics 65 % à 195 % des honoraires annuels TTC
Agence immobilière 1 à 1,50 fois le bénéfice net annuel
Agence matrimoniale 35 % à 50 % du CA annuel TTC
Agence de publicité 25 % à 50 % du CA annuel TTC
Agence de voyages 30 % à 70 % du CA annuel TTC
Alimentation générale 80 à 130 fois la recette journalière TTC
Ambulances 55 % à 85 % du CA annuel TTC
Ameublement 30 % à 65 % du CA annuel TTC
Animalerie- aquariophilie - oisellerie 50 % à 90 % du CA annuel TTC
Antiquités 50 % à 130 % du CA annuel TTC
Appareils médicaux (vente) 10 % du CA annuel TTC
Armurier 40 % à 60 % du CA annuel TTC
Articles de bureau 25 % à 40 % du CA annuel TTC. Voir également bureautique (rubrique informatique)
Articles de pêche 40 % à 50 % du CA annuel TTC
Articles de sport 40 % à 50 % du CA annuel TTC
Arts de la table-cadeaux-listes de mariage 45 % à 65 % du CA annuel TTC
Assurances (courtage) 1 à 2 fois les commissions annuelles
Auto-école 40 % à 70 % du CA annuel TTC

B

Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Bar à vins 200 à 300 fois les recettes journalières TTC
Bazar 20 % à 50 % du CA annuel TTC
Bijouterie fantaisie 30 % à 100 % du CA annuel TTC
Bijouterie-horlogerie 30 % à 60% du CA annuel TTC
Blanchisserie de détail 50 % à 80 % du CA annuel TTC
Blanchisserie industrielle 30 % à 50 % du CA annuel TTC
Bois-charbons-fuel 10 % à 30 % du CA annuel TTC
Bonneterie-lingerie 30 % à 60 % du CA annuel TTC
Boucherie 30 % à 60 % du CA annuel
Boulangerie-pâtisserie
Voir également Pâtisserie
40 % à 130 % du CA annuel HT
Bricolage 30 % à 50 % du CA annuel TTC
Brocante 65 % à 90 % du CA annuel TTC

C
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Cadeaux-articles de Paris 40 % à 60 % du CA annuel TTC
Café 500 à 1000 fois la recette journalière TTC
Café-Tabac/remise nette tabac 3 à 4 fois le CA annuel remise nette tabac
Café-tabac-tabletterie 90 % à 100 % du CA annuel TTC
Carrelage 10 % à 15 % du CA annuel TTC
Carterie-gadgets 50 % à 80 % du CA annuel TTC
Cave à vins 25 % à 50 % du CA annuel TTC
Centre de remise en forme (body-building) 65 % à 100 % du CA annuel TTC
Chapellerie 1 à 3 fois le bénéfice net annuel
Charcuterie 40 % à 100 % du CA annuel TTC
Chaussures (détail) 45 % à 85 % du CA annuel TTC
Cheminée (vente et installation) 25 % à 40 % du CA annuel TTC
Chemiserie 40 % à 65 % du CA annuel
Cinéma 30 à 80 fois la recette hebdomadaire taxable
Coiffeur 50 % à 130 % du CA annuel TTC
Confection pour enfants 40 % à 60% du CA annuel TTC
Confiserie 65 % à 100 % du CA annuel TTC
Cordonnerie 70 % à 100 % du CA annuel TTC
Crémerie 80 à 180 fois la recette journalière TTC
Crêperie 65 % à 120 % du CA annuel TTC
Croissanterie-briocherie 65 % à 100 % du CA annuel TTC
Cuirs-fourrures 40 % à 80 % du CA annuel TTC
Cuisines (vente) 20 % à 40 % du CA annuel TTC
Cycles-motos (vente de) 25 % à 45 % du CA annuel TTC

D

E
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Ébénisterie-menuiserie 20 % à 35 % du CA annuel TTC
Électricité automobile 30 % à 60 % du CA annuel TTC
Électricité générale 20 % à 40 % du CA annuel TTC
Électroménager 20 % à 40 % du CA annuel TTC
Épicerie en libre service 80 à 130 fois la recette journalière TTC
Épicerie fine 100 à 300 fois la recette journalière TTC
Essence 10 % à 20 % du CA annuel TTC

F
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Faïence-porcelaine-verrerie 55 % à 65 % du CA annuel TTC
Fast-foods 50 % à 100 % du CA annuel TTC
Fleuriste - Traditionnel 50 % à 90 % du CA annuel TTC
Fleuriste - Libre-service 25 % à 60 % du CA annuel TTC
Franchises Voir les activités corespondantes
Fromagerie-spécialités 30 % à 40 % du CA annuel TTC
Fruits et légumes 15 % à 40 % du CA annuel TTC

G
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Galerie d’art 50 % à 200 % du CA annuel TTC
Garage - Atelier 30 % à 60 % du CA annuel TTC
- Station-service 25 % à 65 % du CA annuel TTC
- Vente de voitures neuves 10 % à 30 % du CA annuel TTC
- Vente de voitures d’occasion 15 % à 40 % du CA annuel TTC
- Garage-hôtel 3 à 3,50 fois le CA annuel TTC
Voir aussi Location de véhicules automobiles
Grains 100 % à 120 % du CA annuel TTC

H
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Herboristerie 65 % à 85 % du CA annuel TTC
HI-FI-TV-Radio-Vidéo 20 % à 40 % du CA annuel TTC
Hôtel de tourisme 80 % à 400 % du CA annuel TTC
Hôtel-meublé 260 % à 450 % du CA annuel TTC

I
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Import-export 15 % à 30 % du CA annuel TTC
Imprimerie 10 % à 50 % du CA annuel TTC
Informatique - Bureautique-micro 15 % à 30 % du CA annuel TTC
- Conception de logiciels 20 % à 35 % du CA annuel TTC
- Conseils informatiques 25 % à 60 % du CA annuel TTC
- Négoce divers 30 % à 500 % du CA annuel TTC
Instruments de musique (vente) 20 % à 50 % du CA annuel TTC

J
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Jardinerie-paysagiste 20 à 50 % du CA annuel TTC
Jeux-jouets 50 % à 60 % du CA annuel TTC
Journaux-périodiques 35 % à 70 % du CA annuel TTC

K

L
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Laboratoire d’analyses médicales 35 % à 70 % du CA annuel TTC
Laverie automatique 80 % à 120 % du CA annuel TTC
Librairie-papeterie 50 % à 120 % du CA annuel TTC
Librairie-édition 40 % à 60 % du CA annuel TTC
Lingerie-bonneterie 30 % à 60 % du CA annuel TTC
Licence de débits de boissons (licence IV) de 40 000 F à 300 000 F selon la possibilité de transfert sur partie ou l’ensemble du territoire national
Location meublée Voir Hôtel meublé
Location de véhicules automobiles 60 % à 80 % du CA annuel TTC
Luminaires (vente) 15 % à 50 % du CA annuel TTC

M
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Maison meublée-pension de famille Voir Hôtel meublé
Maçonnerie-couverture 10 % à 30 % du CA annuel TTC
Marbrerie et articles funéraires 35 % à 80 % du CA annuel TTC
Maroquinerie 40 % à 70 % du CA annuel TTC
Menuiserie Voir Ébénisterie-menuiserie
Mercerie Voir Bonneterie-lingerie
Meubles (vente) 30 % à 60 % du CA annuel TTC
Micro-informatique Voir Informatique

N
Nettoyage-gardiennage 30 % à 100 % du CA annuel TTC

O
Optique 60 % à 130 % du CA annuel TTC
Orfèvrerie-cristallerie 25 % à 55 % du CA annuel TTC

P
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Papeterie 50 % à 70 % du CA annuel TTC
Parfumerie-esthétique 50 % à 90 % du CA annuel TTC
Pâtisserie 50 % à 105 % du CA annuel TTC
Peinture-papiers peints-vitrerie-décoration 30 % à 80 % du CA annuel TTC
Pharmacie 70 % à 100 % du CA annuel TTC
Photo 50 % à 100 % du CA annuel TTC
Pizzeriza 50 % à 100 % du CA annuel TTC
Plats cuisinés-traiteur 30 % à 90% du CA annuel TTC
Plomberie-chauffage-sanitaire 15 % à 60 % du CA annuel TTC
Poissonnerie 30 % à 50 % du CA annuel TTC
Pressing-nettoyage à sec 80 à 120 % du CA annuel TTC
Prêt-à-porter- vêtement 30 % à 70 % du CA annuel TTC
Prêt-à-porter de luxe 70 % à 180 % du CA annuel TTC
Prothèses dentaires (laboratoire de) 40 % à 80 % du CA annuel TTC
Protection-sécurité-alarme 40 % à 80 % du CA annuel TTC

Q
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Quincaillerie 20 % à 50 % du CA annuel TTC

R
Réparation d’appareils d’électroménager 20 % à 50 % du CA annuel TTC
Réparation de cycles-motocycles 20 % à 40 % du CA annuel TTC
Reprographie-tirage de plans 20 % à 60 % du CA annuel TTC
Restaurant - Moyenne gamme : Paris : 60 % à 90 % du CA annuel TTC
Province : 60 % à 85 % du CA annuel TTC
- Haut de gamme : Paris : 70 % à 85 % du CA annuel TTC
Province : 65 % à 85 % du CA annuel TTC

S
Salon de thé 55 % à 100 % du CA annuel TTC
Serrurerie-électricité 20 % à 40 % du CA annuel TTC
Serrurerie-talon minute 30 % à 70 % du CA annuel TTC
Solderie 20 % à 35 % du CA annuel TTC
Supérette alimentaire 10 % à 25 % du CA annuel TTC
Supermarchés 15 % à 30 % du CA annuel TTC
Surgelés (vente de produits) 20 % à 40 % du CA annuel TTC

T
Nature du commerce Barème utilisé (en fonction du chiffre d’affaires ou du bénéfice)
Tabac Voir Café-tabac-tabletterie
Tapisserie d’ameublement-décoration 30 % à 70 % du CA annuel TTC
Teinturerie en pressing 50 % à 120 % du CA annuel TTC
Télématique 10 % à 40 % du CA annuel TTC
Théâtre 6 000 à 12 000 fois le fauteuil
Tissus 20 % à 80 % du CA annuel TTC
Toilettage canin 60 % à 85 % du CA annuel TTC
Torréfaction café 60 % à 90 % du CA annuel TTC
Transports routiers -déménagements 60 % à 90 % du CA annuel TTC

U

V
Vêtement/prêt-à-porter 30 % à 70 % du CA annuel TTC
Vidéo-club 60 % à 90 % du CA annuel TTC
Vins à emporter 100 à 300 fois la recette journalière TTC

W

X

Y

Z

samedi 12 juin 2010

2010, l’odyssée de la reprise

Le 02 juin 2010 par Christophe Bys

Graphique

© PSD Graphics

Insolente Asie

Et si, une fois n’est pas coutume, on oubliait les allées et venues des marchés financiers, les avis attribués par les agences de notation, le yoyo de l’euro pour se concentrer sur l’économie qu’on dit réelle, celle qui concerne la production.

L’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a révisé à la hausse ses prévisions, laissant entrevoir une amélioration plus rapide que prévu de la conjoncture de ses pays membres. Pour l’ensemble de la zone, elle prévoit une croissance de 1,7 % du PIB en 2010 et 2,1 % en 2011. En France, la hausse devrait être de 1,7 %, soit davantage que la prévision gouvernementale. La raison de cette révision des prévisions est à chercher du côté de l’Asie, et de la Chine en particulier, sans oublier l’Inde qui affiche de fortes ambitions. Pour l’OCDE, les exportations vers les pays en croissance sont un des trois moteurs de la reprise de la croissance, avec la fin du déstockage et l’investissement.

Les ménages entre prudence et inquiétude

L’économie française n’échappe pas vraiment à ce mouvement. Si les indicateurs concernant la consommation ne sont pas vraiment au beau fixe, les industriels affichent une relative bonne santé. Côté consommateurs, les raisons de leur relatif pessimisme sont connues : la hausse du chômage encore confirmée au mois d’avril freine les envies acheteuses. A cela s’ajoutent la conviction en dépit des dénis gouvernementaux que la pression fiscale augmentera d’une façon ou d’une autre, venant rogner les perspectives de croissance du pouvoir d’achat. De quoi rendre les ménages prudents avant de dépenser. Le moral des ménages n’est pas à aller faire les magasins ou alors … pour regarder les vitrines en attendant des jours meilleurs. Conséquence : le marché automobile recule pour la première fois depuis un an, les immatriculations baissent de 11 % entre mai 2009 et mai 2010. C’est l’effet collatéral de la baisse des primes à lacasse. Si le dispositif a soutenu tant bien que mal l’industrie automobile même au plus fort de la crise, sa fin annoncée risque de rendre la sortie difficile. Ceux qui ont acheté une voiture l’an dernier n’en rachèteront pas une de si tôt.

A lire dans “L’Usine Nouvelle” N°3195 du 3 juin

L’analyse des économistes d’Exane sur la reprise

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L’optimisme des chefs d’entreprise

Pourtant, la lecture des indices conjoncturels concernant les entreprises donnent l’impression qu’elles vivent sur une autre planète. En témoigne l’évolution du chiffre d’affaires industriel au premier trimestre, en hausse de plus de 2 % avec des points pour le matériel de transport terrestre. Rien d’étonnant alors sur les conclusions de l’enquête de conjoncture trimestrielle de l’Insee  qui indique un moral des industriels en hausse.

Les chefs d’entreprise souffrent-ils de cécité ? Non. A l’heure de la mondialisation, la bonne tenue des économies asiatiques ou des Etats-Unis, est aussi une bonne nouvelle pour tous ceux qui vendent sur les marchés internationaux. Et la baisse de l’euro est de ce point de vue une bonne nouvelle, puisqu’elle stimulera les exportations françaises. Plus confiants, les chefs d’entreprise pourraient décider d’investir à nouveau en Europe pour préparer la reprise et recommencer à produire, les stocks étant épuisés et les équipements devant toujours être modernisés.

Si un tel scénario se produit, la croissance restera faible en Europe et en France (1,7 % pour l’ONU contre 2,5 % pour les Etats-Unis). Le spectre d’une croissance durablement molle continue de planer. Toutefois, pire que la croissance molle serait la rechute toujours possible si la stabilité financière n’est pas au rendez-vous, mais, on vous l’a promis, cette semaine on ne parle ni de marché financier, ni d’agences de notation…

Christophe Bys